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Les compléments alimentaires : halte aux amalgames


Publié le 22 décembre 2016

 

complement alimentaire
Un rapport de l’ANSES vient d’être publié, intitulé comme suit : “AVIS de l’agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail, relatif aux risques liés à la consommation de compléments alimentaires destinés aux sportifs visant le développement musculaire ou la diminution de la masse grasse ”.
Il s’agit donc d’un rapport concernant les compléments alimentaires consommés essentiellement par les usagers des salles de fitness, et les compétiteurs par extension.
Un rapport bien ciblé.
Suite aux nombreux communiqués publiés le 20 décembre 2016 sur différents sites d’information, nous tenions à vous donner quelques précisions sur ce rapport, qui a été résumé précipitamment. Sur 126 pages d’expertises, voici la dépêche AFP rapportée par ces sites d’information :
http://www.francetvinfo.fr/sante/alimentation/les-dangers-des-complements-alimentaires-pour-sportifs_1978105.html
« Dans un avis publié ce 20 décembre, l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) observe que 49 signalements d'"effets indésirables susceptibles d'être liés à la consommation" de compléments alimentaires "pour sportifs" ont été signalés depuis 2009.
Les substances visées sont par exemple la créatine, les protéines du lait (lactosérum et caséines) et la DHEA pour les produits visant l'augmentation de la masse musculaire. Pour les produits présentés comme "brûleurs de graisse", il s'agit notamment de divers extraits de plantes et de nutriments comme la choline et la L-carnitine.
Les effets secondaires recensés, "potentiellement graves" pour certains, sont majoritairement d'ordre cardiovasculaire (tachycardie, arythmie et accident vasculaire cérébral) et psychique (troubles anxieux et troubles de l'humeur).
Au regard de ces signalements, l'agence "déconseille l'usage de ces compléments alimentaires aux personnes présentant des facteurs de risque cardiovasculaire" ou souffrant d'une maladie cardiaque, d'une insuffisance rénale, d'une altération des fonctions du foie ou de troubles neuropsychiatriques. Elle les déconseille également "aux enfants, adolescents et femmes enceintes ou allaitantes".
Par ailleurs, l’Anses critique "l'absence de données d'efficacité scientifiquement démontrée" de ces produits, dont les vendeurs vantent pourtant souvent les qualités de "brûleurs de graisse" ou de "volumisateurs" des muscles.
En outre, avertit l’agence, "l'achat sur internet expose de facto davantage le sportif à la consommation de compléments alimentaires frauduleux" ou altérés, "susceptibles de conduire à des contrôles anti-dopage positifs et d'induire des effets sur la santé".
L'Anses déconseille également la consommation de compléments alimentaires contenant de la caféine "avant et pendant une activité sportive", ainsi que "la consommation concomitante de plusieurs compléments alimentaires ou leur association avec des médicaments". 
L'organisme sanitaire rappelle par ailleurs la nécessité de prendre conseil auprès d'un professionnel de santé avant de consommer des compléments alimentaires.
20/12/2016 19:10:27 -  Paris (AFP) -  © 2016 AFP »

ANSES est l’agence française de sécurité sanitaire, chargée d’enquêter sur tout ce qui peut nuire à la santé des consommateurs. Son but premier est donc de vous protéger. À l’origine de cette enquête, 49 cas d’intoxication présumés rapportés entre 2009 et 2016. Sur ces 49 cas, 17 ont été retenus pour analyses plus approfondies : “Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés étaient d’ordre cardiovasculaire. Parmi les 17 cas recevables, 8 cas décrivaient des effets indésirables pour lesquels les compléments alimentaires montraient une imputabilité vraisemblable”.
Tout au long des ces 126 pages, on relève d’emblée que les substances autorisées sont présumées coupables à la même hauteur que les substances interdites : stéroïdes anabolisants, amphétamines ou béta 2 agonistes, qui n’entrent pas dans le cadre de la fabrication des compléments alimentaires. Ce sont des substances pharmaceutiques, conçues à des fins médicales, et même si certains sportifs les détournent de leur usage, ils n’ont rien à voir avec des compléments alimentaires. Au cours de la lecture de ce rapport, nous avons compris l’inquiétude de cette agence : les sites internet frauduleux qui vendent des produits non contrôlés, parfois “adultérés” (qui contiennent des substances interdites qui ne sont pas mentionnées sur l’étiquetage) et les “stimulants” contenus dans les boissons énergisantes et certains compléments alimentaires.  Cette inquiétude est fondée, essentiellement pour deux raisons :
- Beaucoup de sites proposent des marques et des produits non contrôlés qui peuvent contenir des substances douteuses : risques pour la santé, mais également risques de contrôles positifs pour les athlètes de haut niveau soumis à des contrôles anti-dopage.
- Les compléments alimentaires contenant des stimulants (caféine et dérivés) sont parfois mal utilisés, malgré les recommandations des fabricants, et peuvent en effet provoquer des effets secondaires graves.
Il faut savoir que les compléments alimentaires sont, en France, très contrôlés. Les ingrédients et les allégations n’atterrissent pas sur les étiquettes au hasard. Si la législation est aussi stricte, c’est par souci de préserver la santé des consommateurs. De ce fait, aucun complément alimentaire fabriqué en France ne peut contenir de substances interdites telles qu’elles sont dictées dans ce rapport. Aussi, aucune allégation ne peut être inscrite sur une étiquette sans qu’elle ait été préalablement autorisée.

 

Comme pour les médicaments, certains compléments alimentaires peuvent être détournés de leur usage et devenir potentiellement dangereux. Si vous avalez 10 gélules d’un brûleur de graisses thermogénique alors que l’étiquette mentionne une portion journalière de 2 gélules, vous prenez un risque. De même si vous avalez 10 expressos à la suite. L’effet sera globalement le même : tachycardie, angoisse, hypoglycémie, troubles du sommeil, allant jusqu’aux incidents cardio vasculaires pour les personnes prédisposées.

 

Aussi, vous pouvez consommer un produit auquel vous êtes allergique sans le savoir : dans un complément alimentaire, ou dans n’importe quelle denrée alimentaire que vous n’avez encore jamais consommée.
Nous ne pouvons pas crier au complot, au scandale ou craindre la pression d’une prohibition souterraine. La santé des consommateurs doit être au centre des préoccupations de tous les fabricants de denrées alimentaires.
Mais votre responsabilité est également engagée :
- Lisez les étiquettes, scrutez les listes d’ingrédients et ne choisissez que les produits offrant un maximum de transparence sur leur contenu.
- Achetez vos compléments alimentaires en magasins spécialisés ou sur des sites internet hébergés en France.
- Consommez de préférence des marques françaises.
- Lisez les étiquetages et respectez les conseils d’utilisation.
- N’achetez aucun produit ne disposant pas d’une liste détaillée de ses ingrédients et de conseils d’utilisation, ou ne mentionnant pas de portion journalière, en Français.